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Shabyenegypte


Ce qui est le plus frappant, en arrivant, c'est la situation de Pétra, aux pieds de la ville de Wadi Musa
(mais quand même à 800 m d'altitude), cernée par des montagnes et dont un des seuls accès est un canyon dissimulé par des failles de rochers. C'est donc cette route qu'empruntaient les
caravanes. Mais je n'ai pas encore compris par où elles sortaient n'ayant pas eu le temps de parcourir tout le site !
Même si la porte qui barrait le canyon a disparu et ses montants se sont écroulés au dernier tremblement de terre, on imagine l'impression que celle-ci devaient avoir sur les voyageurs : un
sanctuaire impénétrable sans montrer patte blanche !
Une fois dans la Siq, on a encore ce sentiment de partir à l'aventure (même la deuxième fois), de découvrir quelque chose de grandiose, déjà par la hauteur de la faille, et de
magnifique de par la couleur de la pierre.
On est entouré d'un camaïeu de rose, violet, gris, bleu, qui change suivant l'éclairage et son orientation. Et les formes que les rochers ont prises avec l'érosion, que l'on
pourrait contempler sans fin.
Et puis il y a le travail des hommes. D'abord les Nabatéens qui ont creusé ingénieusement de grandes rigoles et puits pour récupérer l'eau dévalant ou suintant des parois rocheuses, suivant la
saison.
Et les marches taillées dans la pierre que l'on découvre dans un creux et qui devaient mener à des points d'observation. Ensuite il y a la voie romaine, identique à celles que nous avions
en France avant qu'elles ne soient recouvertes de bitume (je pense à celle de Capdenac surtout). Et même pas usées !
Et quand on débouche sur le Khazneh, c'est l'apothéose : quelle technique de la sculpture sur et dans la roche ! Et il y en a comme cela tout le long du deuxième tronçon, appelé rue des
Facades, moins imposantes mais quand même, pas inintéressantes.
Sortie du Siq sur l'esplanade du Khanezh et rue des Façades
Cette rue débouche sur la ville romaine,
située dans une sorte de cirque et dont les paroies est de la montagne sont couvertes de tombeaux royaux et à l'ouest se trouve le théatre.
Puis on emprunte le Cardo maximus, axe principal de la ville, situé au centre de la vallée. Il s'agit d'une rue romaine à portiques dont il reste quelques colonnes et qui était bordée de
boutiques. Elle arrive au temple, immense construction massive surmonté de gradins !
Après la porte monumentale, on passe devant le temple nabatéen, seule construction (en pierre) restante, très endomagée par les tremblement de terre. et vers le nord, se profile la faille
qui permet d'accéder au monastère
Avec courage, nous avons grimpé les marches conduisant au monastère, appelé ainsi car il a été occupé, bien après
sa construction par les Nabtéens, par des moines coptes. Sur le chemin, un petit temple appelé temple des lions dont il reste de ceux-ci deux arrière-trains ! Et tous les bords des chemins et les parties sabloneuses sont couvertes de
tulipes sauvages (dont j'ai rapportés quelques oignons trouvés
déjà arrachés par les torrents d'eau des jours précédents) hélas non noires, celles-ci, en provenance de Jordanie,
sont l'emblème du pays.
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